Les Emirats sont le premier pays récepteur d'investissements directs étrangers de la péninsule arabique. Les principaux pays investisseurs aux Emirats sont la Grande-Bretagne, le Japon et Hong-Kong. Après avoir atteint un niveau record en 2008 et chuté en 2009, les flux d'IDE ont stagné en 2010 et en 2011. L’essentiel des stocks d’IDE est concentré dans les hydrocarbures et la production d’eau et d’électricité. Les atouts des Emirats sont un accès aisé aux ressources pétrolières, un faible coût de l'énergie, une volonté de diversifier l'économie, et un pouvoir d'achat élevé. L'absence aux EAU de fiscalité directe sur les entreprises (à l'exception des banques, des compagnies pétrolières et des opérateurs de télécommunications) et sur les personnes, de contrôle des changes et de toute contraintes en matière de rapatriement des capitaux, ainsi que l'existence d'un secteur bancaire à la fois solide et rentable et le réservoir de main d'oeuvre expatriée constituent d'indéniables atouts. La faiblesse principale de ce pays est la faible taille de son marché intérieur.
Investissement Direct Etranger
2008
2009
2010
Flux d'IDE entrants (millions USD)
13.700
4.003
3.948
Stocks d'IDE (millions USD)
69.420
72.227
76.175
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies
58
90
-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies
7
-
-
Nombre d'investissements greenfield***
486
394
-
IDE entrants (en % de la FBCF****)
26,7
15,4
-
Stock d'IDE (en % du PIB)
24,2
29,1
-
Source :
CNUCED
- dernières données disponibles.
Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.
Les flux d'IDE par pays et par secteurs d'activité
Les formes de sociétés préférées par les investisseurs
La limited Liability Company est la forme de compagnie préférée des étrangers. D'une part, elle offre une structure de management souple et une protection des actionnaires minoritaires. D'autre part, elle est facile à former et comme elle est soumise à la loi sur les sociétés, le Ministère de l'économie n'a pas de rôle substanciel à jouer dans la délivrance de la licence.
Les formes d'établissements préférés par les investisseurs
La succursale est la meilleure forme de société car elle dispose de recettes propres et peut faire des transactions commerciales contrairement au bureau de représentation et dans les deux cas un agent de représentation est requis.
Pourquoi choisir d'investir aux Emirats Arabes Unis
Les points forts
Les points forts du pays sont : - L'absence de fiscalité directe sur les sociétés (mis à part pour le secteur pétrolier, bancaire et les assurances) et sur les personnes ; - L'absence de contrôle des changes ou de toute contrainte en matière de rapatriement des capitaux ; - Un secteur bancaire solide et rentable et des règlements favorables aux investissements étrangers ; - La position géographique de ce pays en fait une potentielle plate-forme de rayonnement dans tout le Golfe, l'Iran , l'Asie et le Moyen-Orient ; - Ce pays dispose enfin d'une main d'oeuvre étrangère à faible coût, de très bonnes infrastructures de transport et de fabrication (financées par les revenus des hydrocarbures) et d'un accès à l'énergie à moindre coût.
Les points faibles
Il existe des freins juridiques à l'investissement étranger. En effet, l'interdiction (hors zone franche) de détenir plus de 49% du capital d'une entreprise locale pour un investisseur étranger constitue une entrave importante. De plus, l'obligation de recourir à un agent de service local pour les succursales et les bureaux de représentation des sociétés étrangères représente une limite.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Le gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures dont par exemple la supression de l'obligation de la détention de 51% du capital par un national ou encore la réouverture des secteurs de la banque et des assurances aux investisseurs étrangers. Jusqu'ici, peu de progrès ont été réalisés. On peut cependant noter l'assouplissement des règles d'accès à la propriété foncière pour les étrangers dans les émirats de Dubaï, Sharjah et Abou Dhabi.
La protection des investisseurs étrangers
Les conventions bilatérales d'investissement signées par les Emirats Arabes Unis
Les Emirats ont signé 32 conventions bilatérales sur l'investissement. Voir la liste des pays fournie par la CNUCED.
Les controverses enregistrées auprès de la CNUCED
Quelques cas de conflits liés à des investissements étrangers.
Les organismes offrant leur assistance en cas de désaccord
ICSID, Centre international pour le règlement des disputes d'investissement
Membre de l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA)
Oui
Comparaison internationale de la protection des investisseurs
Emirats Arabes Unis
Middle East & North Africa
Etats-Unis
Allemagne
Index de transparence des transactions*
4,0
6,3
7,0
5,0
Index de responsabilité des managers**
7,0
4,6
9,0
5,0
Index de pouvoir des actionnaires***
2,0
3,4
9,0
5,0
Index de protection des investisseurs****
4,3
4,8
8,3
5,0
Source :
Doing Business
- dernières données disponibles.
Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.**** Plus l'index est grand, plus la protection des actionnaires est importante.
Les procédures relatives à l'investissement étranger
La liberté d'établissement
Elle est limitée puisqu'il est obligatoire d'avoir un agent local pour créer un établissement aux Emirats et que le capital détenu par un étranger dans cette entreprise ne peut dépasser 49%.
La réglementation concernant les prises de participation
La prise de participation majoritaire au capital d'une entreprise locale est limitée à 49%.
Les obligations de déclaration
Il n'y a pas d'obligation particulière de déclarer. Les capitaux étrangers dans une société ne peuvent de toute façon être supérieurs à 49% hors zone franche.
Dans le domaine de la banque, de l'assurance, de la santé, du transport maritime, de l'éducation, des médias et des télécommunications, des autorisations spécifiques sont requises par les ministères concernés.
Aucune facilité temporaire n'est prévue aux Emirats pour les entreprises désireuses de s'installer.
La possibilité d'acheter un terrain ou un bâtiment industriel ou commercial
A Dubaï, Ras El Khaimh, Sharjah et plus récemment à Abou Dhabi, l'accès à la propriété des étrangers est autorisé sous la forme de baux emphytéotiques. Il s'agit pour l'essentiel de logements situés dans des zones d'investissement spécifiques. De manière générale, il n'est pas possible à un étranger hors ces zones d'acheter un bien immobilier aux Emirats.
Les risques d'appropriation
Jusqu'à présent, aucun investisseur étranger n'a été concerné par des opérations d'expropriation. Dans les faits, il est clair que ce genre de procédure ne serait utilisé que dans des cas de risques très grands et que la compensation serait généreuse.
L'aide à l'investissement
Les formes d'aide
Il n'existe pas à proprement parler de régimes d'incitation aux investissements. Seule la multiplication des zones franches peut être perçue comme une volonté d'attirer les capitaux étrangers.
Les domaines privilégiés
Pas d'aides particulières.
Les zones géographiques privilégiés
Le secteur des activités pétrolières, des chantiers navals et aussi la restructuration des secteurs publics ( distribution de l'eau et de l'electricité).
Les zones franches
Beaucoup d'avantages sont accordés aux sociétés étrangères qui s'installent dans les zones franches. Celles-ci ne sont pas soumises à l'exigence d'un actionnaire local majoritaire. Les investisseurs étrangers peuvent détenir 100% du capital. De même, il n'y a pas de droits de douane à l'importation. Enfin, l'exonération d'impôts sur les sociétés ou sur les revenus si les autorités locales décidaient d'en créer. est assurée.
Les organismes qui financent
Le Programme de Financement du Commerce Arabe dont la mission est de promouvoir les exportations arabes propose des facilités de refinancement, des pré crédits exports avant embarquement et des crédits acheteurs.Les filiales étrangères installées aux Emirats étant détenues à 51% par des émiratis peuvent bénéficier de ces facilités.
Les opportunités d'investissement
Les secteurs économiques clés
Les secteurs gazier et pétrolier restent des secteurs clés des investissements étrangers;
Les secteurs à fort potentiel
L'immobilier, les services, l'agroalimentaire sont des secteurs en pleine croissance.
Les programmes de privatisation
L'émirat d'Abou Dhabi a lancé une politique d'appel à l'investissement direct étranger pour réorganiser et restructurer certains services publics comme la distribution de l'eau et de l'électricité. C'est dans ce contexte que des sociétés conjointes avec l'ADWEA (Abou Dhabi Water & Electricity Authority) et un ou plusieurs investisseurs étrangers se sont associés pour construire ou gérer des centrales électriques ou des centrales de dessalement de l'eau de mer. Ce schéma a aussi été retenu pour la collecte et le transport des déchets ménagers.
Les appels d'offres, les projets et les marchés publics
Tenders Info, Appels d'offres aux Emirats Arabes Unis DgMarket, Appels d'offres dans le monde
Les secteurs où les opportunités d'investissement sont moindres
Les secteurs monopolistiques
Les télécommunications et la poste sont des monopoles. Les industries pétrolières sont un secteur national protégé.
Les secteurs en déclin
Le textile, l'agriculture et le transport maritime sont des secteurs en déclin.
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