La fin de la guerre civile, les mesures de libéralisation économique, puis l'entrée en vigueur de l'accord de libre échange ALCA ont permis un essor des investissements étrangers à destination du Guatemala. La crise économique mondiale a toutefois fait chuter les investissements étrangers en 2009, et ceux-ci se redressent lentement depuis. De nombreux freins aux IDE persistent: les problèmes de sécurité, le manque de main d'oeuvre qualifiée, la faiblesse des infrastructures, la faiblesse des institutions judiciaires, les lourdeurs administratives.
Comparaison internationale de la protection des investisseurs
Note: *Plus l'index est grand, plus les transactions sont transparentes. **Plus l'index est grand, plus les managers sont personnellement responsables. *** Plus l'index est grand, plus les actionnaires ont le pouvoir de défendre leur droit.**** Plus l'index est grand, plus la protection des actionnaires est importante.
Investissement Direct Etranger
2008
2009
2010
Flux d'IDE entrants (millions USD)
754
600
687
Stocks d'IDE (millions USD)
5.423
5.636
6.399
Indicateur de performance*, rang sur 141 économies
105
93
-
Indicateur de potentiel**, rang sur 141 économies
103
-
-
Nombre d'investissements greenfield***
17
17
-
IDE entrants (en % de la FBCF****)
10,8
38,3
-
Stock d'IDE (en % du PIB)
13,9
16,0
-
Source : CNUCED
- dernières données disponibles.
Note : * L'indicateur de Performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L'indicateur de Potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d'énergie, la R&D, l'éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.
Pourquoi choisir d'investir au Guatemala
Les points forts
Le marché guatemaltèque est compétitif. Le pays bénéficie d'une place avantageuse due à sa proximité avec le Mexique et les États-Unis d'une part et le reste de l'Amérique centrale d'autre part. L'union douanière instaurée entre les pays d'Amérique centrale et du nord facilite le transit et l'échange de richesses. Aujourd'hui, les IDE fournissent 17.4% du PIB. Les dernières lois cadres entrées en vigueur ont accéléré les privatisations et institué la fin des monopoles. A ce titre, de nombreux investissements privés vont pouvoir être réalisés au cours des prochaines années. Les secteurs privilégiés sont ceux de l'agroalimentaire, des télécommunications, du tourisme et des biens de consommation.
Les points faibles
Le Guatemala rencontre les problèmes habituels des pays dits "en développement". La corruption et la faiblesse du système de protection de la propriété intellectuelle sont les deux lacunes les plus notables. De plus, la lenteur et la complexité des démarches administratives et bureaucratiques sont parfois décourageantes. L'insécurité et les inégalités sociales peuvent être un frein au développement d'une entreprise ainsi que la vétusté des réseaux routiers et de communication dans certaines parties du pays.
Les mesures mises en place par le gouvernement
Depuis 2004 le pays fournit d'importants efforts pour promouvoir l'investissement étranger, faciliter les démarches administratives et mettre en place des réseaux d'information nécessaires pour tout investisseur étranger. La corruption et la violence sont dénoncées et combattues par l'Etat. L'application et la réussite des objectifs prend du temps mais le Guatemala s'inscrit clairement dans une démarche d'ouverture économique et commerciale. Preuve en est la signature de nombreux traités, conventions et accords commerciaux ces dernières années. Il faut également noter que le Guatemala fait partie de la MIGA : Multilatéral Investment Guarantee Agency, l'organe de la Banque Mondiale en charge de la promotion et de la protection de l'investissement étranger. Il a aussi ratifié l'OPIC : Overseas Private Investment Corporation. L'appartenance à ce type d'institution montre la volonté du Guatemala de créer un environnement sain et attractif pour les investisseurs.
Les procédures relatives à l'investissement étranger
La liberté d'établissement
La liberté d'établissement pour un investisseur est totale, il existe même des incitations pour les attirer. En ce qui concerne les incitations sectorielles, la production ou les opérations d'assemblage utilisant des machines ou des composants importés est fortement encouragée. Ces produits doivent être destinés à l'exportation, en dehors de la zone Amérique Centrale. Les entreprises installées dans ces zones franches sont exemptées de toutes taxes et de droits de douane (sauf les contributions pour la sécurité sociale). Pour plus d'informations consulter l'Agence de Promotion des Investissements et la Fondation pour le Développement du Guatemala.
La réglementation concernant les prises de participation
La prise de participation majoritaire au capital d'une entreprise locale est autorisée au Guatemala. Il y a néanmoins des restrictions concernant certains secteurs comme la presse, l'aviation, le secteur naval, pour des raisons évidentes de sécurité et d'indépendance.