Bienvenue sur Expert-comptable-international.info > Contexte politico-économique
Israël : Contexte politico-économique
Le contexte économique | Le contexte politique
Après avoir ralenti en 2009 sous l'effet de la crise économique mondiale, la croissance a repris en 2010 (4,2%) et 2011 (4,7%), tirée par une consommation privée dynamique, un niveau élevé d'investissement dans les entreprises et dans la R&D et des exportations en augmentation. Du fait du ralentissement de la consommation et d'une moindre demande extérieure, la croissance devrait décliner sous les 3% en 2012.
Les fondamentaux économiques d'Israël, qui a rejoint l'OCDE en 2010, sont solides. En septembre 2011, l'agence de notation Standard & Poor's a relevé la note de la dette à long terme du pays, prenant en compte la production future des gisements de gaz. Mais des vulnérabilités existent : la dette publique est élevée en comparaison avec d'autres pays émergents, les dépenses sécuritaires réduisent la marge de manoeuvre fiscale, l'économie est très dépendante des exportations vers l'Europe et les Etats-Unis, les diplômés manquent et les prix de l'immobilier flambent. En réponse au mouvement de protestation qui a éclaté en 2011, le gouvernement a annoncé un paquet fiscal financé par des hausses d'impôts et des coupes dans le budget militaire. Dans le contexte de la crise de la zone euro, la banque centrale a abaissé ses taux d'intérêt. La question sécuritaire, au regard de l'instabilité du monde arabe, et les tensions avec l'Iran, restent au premier plan.
Israël jouit de l'un des niveaux de vie les plus élevés de la région. Le salaire moyen est à un niveau proche des moyennes européennes. Cependant, 25% des Israéliens vivent dans la pauvreté et les inégalités sont fortes, ce qui explique la révolte sociale contre la vie chère qui a éclaté en 2011. Le taux de chômage, qui avait connu une hausse avec la crise mondiale, est redescendu à 5,6% en 2011. Comme le souligne le FMI, Israël doit s'attaquer au problème de l'intégration sociale et économique des minorités Arabes et Haredi.
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 194,87 | 217,45e | 245,27e | 258,40 | 270,76 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | 0,8 | 4,8e | 4,8e | 3,6 | 3,7 |
| PIB par habitant (USD) | 26.802 | 29.264e | 32.298e | 33.294 | 34.136 |
| Solde des finances publiques (en % du PIB) | -5,0e | -3,9e | -3,1e | -2,4 | -1,8 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 80,7e | 77,4e | 71,1e | 68,9 | 66,8 |
| Taux d'inflation (%) | 3,3 | 2,7e | 3,4e | 1,6 | 2,0 |
| Taux de chômage (% de la population active) | 7,6 | 6,7 | 5,9 | 5,8 | 5,8 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | 7,06 | 6,39e | 0,73e | 1,72 | 2,70 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | 3,6 | 2,9e | 0,3e | 1,0 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée
Israël dispose d'une économie diversifiée et technologiquement avancée. Le secteur agricole emploie 2% de la population et les principales productions du pays sont les fruits et les légumes, les céréales, le vin et l'élevage bovin. Le pays est autosuffisant au plan alimentaire, excepté pour les céréales.
Les domaines d'excellence de l'industrie israélienne sont la chimie (Israël s'est spécialisé dans les médicaments génériques), la plasturgie et les hautes technologies. Les entreprises, particulièrement dans le domaine des technologies de pointe, ont profité de la collecte de fonds en provenance de Wall Street et d'autres marchés financiers du monde. En effet, Israël se classe au 2ème rang derrière le Canada pour le nombre d'entreprises enregistrées auprès des bourses américaines. Les industries de technologie de pointe (aéronautique, électronique, télécommunications, logiciels, biotechnologies) représentent approximativement 40% du PIB. Les autres secteurs d'activité importants en Israël sont la taille de diamants, le textile et le tourisme. Ce dernier est toujours considérable malgré le conflit Israélo-palestinien.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 1,7 | 20,4 | 77,0 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | - | - | - |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | - | - | - |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Retrouvez plus d’information sur votre secteur d'activité sur notre service Etudes de marché.
Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Consultez l'analyse risque pays proposée par Ducroire.
Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
Une remarque sur ce contenu ? Contactez-nous.
© Export Entreprises SA, tous droits de reproductions réservés.
Dernières mises à jour en Mai 2012